mercredi 25 juillet 2012

Le pas du Loup en traversée

Randonnée du mardi 24 juillet 2012
J'ai réalisé plusieurs fois cette randonnée (seul ou avec Patrick). Nous l'avons toujours trouvée esthétique et je viens de la partager avec 3 Baroudeuses. Le balisage GR rend l'itinéraire évident. L'ambiance est minérale adoucie par la couleur et les reflets de trois lacs (Sitre, Loup, Crozet). Cette belle randonnée en boucle avec passe près de névés qui ne fondront plus cette année. Les moutons sont dans l'alpage au-dessus de la Sitre.


Parking
Terminus de la route forestière de Freydières 1365 m

Itinéraire
 Monter par le chemin plein sud vers le Lac du Crozet et atteindre le lac (1974 m, 7 ha)
Le suivre et chercher des traces de peinture et des cairns à main gauche
Le chemin discret au début devient évident avec un marquage GR
Atteindre et remonter les vallons du Loup
Franchir la moraine du petit lac du Loup (2258 m, 0,5 ha)
Monter au col par un sentier raide et évident
Atteindre le Col 2399 m et suivre la crête vers la Petite Lance du Crozet pour les paysages
Descendre par le sentier dans les éboulis et des passages dans de gros blocs (bon balisage GR)
Rejoindre le sentier qui monte au col de la Sitre et filer vers le Mont St Mury
Descendre et se diriger vers le  Habert des Sabottes remonter légèrement et retrouver  rapidement la piste du Habert du Mollard que l'on descend
A son terminus prendre à main gauche un large sentier qui se rétrécit et conduit aux 3 Ruisseaux (balisage jaune)

Météo
Excellente ! Temps ni froid ni chaud et pas de vent. Les nuages arrivent en début d'après midi mais trop tard on est passé !

Fréquentation
Un peu de monde sur les parties "classiques" (la Sitre, le Crozet) ailleurs personne.

Remarques
Quelques marmottes bruyantes dans les vallons du Loup
Le balisage GR est parfait
Prendre la dérivation vers la Petite Lance du Crozet et attendre le soleil sur le lac du Loup pour les reflets...
Le chemin des trois ruisseaux est très bien entretenu et sécurisé, la bachal de Reneuve est neuf et beau


Dénivelé, temps, distance
De l'ordre de 1074 m en cumulé, 7 heures tranquillement, 16,8 km

Cliquer sur les images pour les agrandir

Douceur des paysages le matin
Serpent métallique et mélanique
Lac du Crozet : reflets
Lac du Crozet : silhouettes sur fond de Chartreuse
Lac du Crozet :ombre ridée
Lac du Crozet :belle couleur
Lac du Crozet dans l'ombre
Lac du Loup et son névé
Lac et dents du Loup
Pas du Loup et sa perche blanche
Reflets des dents dans le lac du Loup
Le Crozet vu du pas du Loup
Descente sur le Sitre : Pointe de la Sitre et Rocher Boulon
Lac de la Sitre et Mont St Mury
Pointe de la Sitre et Rocher Boulon
Moutons étoilés
Moutons étoilés
Lac de la Sitre aux belles couleurs
Chemin de retour : au fond la Dent de Crolles
Les 3 pics et le glacier de Freydanne
Le nouveau bachal de Reneuve
Un des 3 ruisseaux
Profil
Trajet sous Google Earth




jeudi 19 juillet 2012

Le Granier en boucle et en Chartreuse

Un retour à la montagne avec trois Baroudeuses ce mercredi 18 juillet. La Bretagne et la mer sont déjà loin !
Le Granier atteint 1833 m. Il est surtout connu pour son impressionnante paroi calcaire (700 m avec le socle) et son effondrement de 1248 .
Le parcours du jour nous a fait monter rudement mais à la fraiche par la grotte Colon (environ 7000 squelettes d'ours des cavernes découverts en 1988) et redescendre par le Pas des Barres. Ce pas, dont l'équipement a été complété,  facilitait l'accès des douaniers avant le rattachement de la Savoie à la France en 1860.
Très belle randonnée avec en prime une grosse douzaine de bouquetins (étagnes avec des petits). Ces animaux ont été récemment réintroduits dans le massif de Chartreuse entre Granier et Dent de Crolles.

Parking
Sous le village de la Plagne 1096 m

Itinéraire
Après le village de la Plagne monter rapidement jusqu'aux granges des Priz 1240 m
Traverser le bois puis suivre les lacets caillouteux qui conduisent au porche inférieur de la grotte
Traverser la balme et sortir par le porche supérieur
Après quelques lacets atteindre le sangle qui conduit de belle façon au pied d'un entonnoir aux aiguilles
Gravir les lacets de ce couloir et atteindre un autre sangle qui mène à la bordure du plateau
Traverser le plateau rendre visite au sommet (borne)
Descendre à la croix et se faire peur en allant voir les à pics
Revenir par l'itinéraire de montée, laisser à main droite la descente à la balme 1830 m et continuer tout droit jusqu'au pas de Barres 1630 m.
Rejoindre l'alpage et le Col de l'Alpette 1547 m
Regagner le parking

Météo
Matinée fraiche, ensuite chaud soleil sur le plateau avec un peu d'air au niveau de l'alpage

Remarques
Beaucoup de fleurs
Presque personne à la montée
Beaucoup de randonneurs en fin de matinée et en pleine chaleur
Le pas est bien équipé
Faire attention avant et après le pas car les rochers sont lisses et les marches parfois hautes.
J'ai oublié de remettre en marche le Keymaze après le casse croute vous n'aurez donc pas de tracé.

Dénivellation
850 m

Cliquer sur les images pour les agrandir

Le matin en sortant du bois
Vue du porche inférieur de la Balme Colon
Vue du porche supérieur de la Balme Colon
Sortie latérale de la Balme
Belles couleurs de la falaise
Cabris et jeunes bouquetins dans la falaise
Un beau profil !
Haut perché
Les aiguilles du couloir
Nuages pommelés
En sortant du couloir : au fond le Mont Blanc
Les Bauges
Belledonne
Sommet et enfilade des falaises
Les Bauges et le haut de la paroi
Lys Martagon
L'alpage vu du Pas des Barres
En sortant du Pas des Barres côté Graisivaudan
Etagnes au Granier (Photo Claudine)

mardi 17 juillet 2012

Pour conclure ou presque

Content  : de partir, de marcher et de revenir

Notre satisfaction est double. Nous avons parcouru un très beau chemin et nous avons réussi à le boucler à l'aise.

Quelques chiffres
Juste pour fixer les idées :
Nous avons parcouru 1550 km en 55 étapes et en 55 jours
La longueur moyenne des étapes est de 28 km,. la plus longue étant de 37 km (8h 30) et la plus courte de 19 km. 17 étapes ont été supérieures ou égales à 30 km et 3 supérieures ou égales à 36 km. 
La longueur des étapes a été dictée en grande partie par les possibilités d'hébergement.

Le chemin
Nous avons suivi le GR 34 qui est :
- très bien tracé
- très bien balisé (une seule ambigüité)
- propre
- bien entretenu
Nous félicitons les bénévoles (baliseurs et autres)
Ce chemin est long et très beau. Nous avons foulé la terre, le sable (dur et mou), les graviers, les galets, les escaliers maçonnés et ceux en traverses de chemins de fer ou en rondins, le bitume, l'herbe, les grillages antiglisse, les caillebotis etc. Il ne manque que la neige... Nous avons suivi les ganivelles, et zigzagué plusieurs centaines de fois entre les chicanes qui interdisent l'accès des 2 roues.
Une seule remarque négative : certaines portions n'étaient pas encore fauchées et les hautes herbes ont essayé de nous mouiller jusqu'aux oreilles.
Le profil est souvent rude et parfois impressionnant il demande en général une attention soutenue. La vitesse moyenne de marche a été modeste et atteint 4,7 km/h (photos et attentes mutuelles comprises)
Nous avons cumulé 16.000 mètres de dénivelé positif avec un maximum de 667 m pour une seule étape. 
Nous pensons qu'il est préférable d'effectuer le tour de la Bretagne dans le sens des aiguilles d'(une montre car les étapes les plus exigeantes physiquement sont au début et ainsi on termine presque en roue libre. 




Chemin dans les falaises de Plouha (Photo Irafok)
 La météo
L'impression ressentie est bonne ! Si on l’objective nous avons eu 34 étapes sans pluie donc 22 plus ou moins mouillées. Nous nous sommes trempés une seule fois mais bien comme il faut des cuisses aux chaussures car nous n'avons pas vu venir un grain qui a duré 2 heures et le très grand vent nous empêché de chausser les Pieosek et Chaps !
C'est le vent (avec ou sans pluie) qui a été le plus gênant pour marcher.
Trois ou quatre coups de vents (force 8 à 9) nous ont fait tituber dangereusement en haut de falaises et nous ont sablé des pieds à la tête à proximité des plages. Les capes claquaient comme des voiles et arriver était un véritable soulagement.
Le mauvais temps est imprévisible donc il faut s'habiller généralement en pluie pour le bas (rosée ou humidité résiduelle) et s'alléger s'il fait vraiment beau.
Par mauvais temps les paysages demeurent admirables et l'ambiance est impressionnante et difficile à traduire.


Humour de situation (Photo Irafok)
Accueil et hébergements
Nous avons toujours reçu un excellent accueil. Les bretons sont courtois, curieux et d'un bon secours.
Comme hébergements nous avons utilisé les gîtes d'étape (assez rares), les chambres d'hôtes, les villages de vacances et les hôtels petits et grands. Le meilleur choix demeure les chambres d'hôtes avec des prix assez disparates (du simple au double). Les randonneurs en pays breton partent tard le matin (pas avant 9 h) et arrivent régulièrement après 18 h. Nous étions complètement décalés par rapport à eux ce qui nous valait régulièrement la remarque : "vous êtes déjà là !".

Le matériel
Notre équipement a été parfait :
- les capes sont bien
- les Meindl ont été confortables comme d'habitude (les miennes usées au 3/4 au départ sont revenues très usées)
- les Pieosek sont égaux à eux mêmes et indispensables. On peut encore les améliorer en changeant de matière mais le design a fait ses preuves en découvrant de nouveaux terrains (CF le chapitre chemin )
- les chaps Fjall Raven sont très parfaits (faciles à enfiler, "respirants" etc.) et très supérieurs à ceux de chez Exped.
- les "bricolages" pour recharger les appareils électroniques à partir d'un chargeur USB ont bien fonctionné
- les sacs à dos : Gossamer Gear - Murmur Hyperlight (36 l, 231 g) et Six Moon Designs - Swift (56 litres) 425 g ont répondu à nos attentes. 
La poche Mesh du Murmur est fragile comme tous les textiles de cette nature = 2 accrocs de petite taille. Le modèle de Six Moon est un trop grand pour ce genre de voyage (appréciation personnelle)
- l'attache casquette a rempli son objectif surtout par grand vent et nous avons rapporté nos casquettes sans avoir couru derrière.
J'aurai pu alléger mon sac car je n'ai pas utilisé 2 pièces de vêtement (environ 500 g). Enfin il ne faut pas exagérer.
Nous avons utilisé 6 ou 7 fois les buanderies (machines à laver et à sécher le linge) dans les Gîtes, ports de plaisance, villages de vacances. C'est agréable d'avoir des vêtements bien lavés et secs.!


La végétation
Nous avons apprécié les fleurs présentes tout au long de ces deux mois : ajoncs en pleine floraison au départ, genêts, bruyères, et surtout le chèvrefeuille qui embaumait nos matins. Les haies avec les pruniers et pommiers sauvages nous ont protégé du vent en nous ouvrant les fenêtres nécessaires. Les fougères encore jaunes en mai ont sorti leurs crosses et en juin elles étaient vertes partout

Les animaux
La vie animale a été assez peu présente. Les lapins sont innombrables, les lièvres et les renards sont rares, les corvidés sont nombreux, et les pigeons ramiers omniprésents. De rares limicoles, des cygnes, quelques goélands et mouettes, des hérons et aigrettes comme partout mais pas plus. On entend plus chanter les alouettes que crier les habituels habitants des rochers des bords de mer. C'est la désolation ou presque en particulier à la réserve du Cap Sizun. Par contre j'ai observé des craves à bec rouge pour la première fois. Irafok a interrogé des spécialistes (Bretagne Vivante etc.) qui ont confirmé cette tendance à la désertification. Les raisons sont multiples et sans espoir d'amélioration
 
Les situations piquantes ou brulantes
C'est une question récurrente qui  a tendance à amuser les lecteurs mais nous n'avons pas forcément trouvé drôles ces situations sur le moment. Nous citerons en vrac :
- l'aiguillage erroné d'un colissimo en poste restante (arrivée à Crozon au lieu de Camaret) pas de bravo pour la Poste.
- le blocage de mon téléphone qui me réclamait la clé PUK que je n'avais pas ce qui m'avait rendu super anxieux  et agressif (merci Pierre pour le dépannage)
- la confusion entre deux hébergements entrainant plusieurs kilomètres supplémentaires 
- la disparition momentanée de mes chaussettes empruntées pendant une paire d'heures
- un invraisemblable faux raccourci à travers ajoncs et ronces
- les disparitions de mon compagnon allant de quelques instants à plusieurs heures (encore les raccourcis). Nous nous sommes toujours retrouvés avec des effusions mesurées.
- la confusion des plats dans le four d'un Gîte (clin d’œil)

Enfin vous voyez tout s'est bien passé !
 Je remercie Irafok pour sa gentillesse et Pierre pour son dévouement efficace.




samedi 7 juillet 2012

Chemin des Douaniers GR 34 étape 56 la dernière !

Le mercredi 4 juillet nous avons terminé notre tour de Bretagne d'une modeste façon.
L'objectif était de rejoindre Vannes et surtout de retrouver nos familles le même jour.
Au lever à Arradon pluie fine et dense. Après avoir rejoint le GR avec quelques peines nous avons tourné en rond et avons été obligés de l'abandonner car la marée haute l'avait recouvert. Nos Pieosek ne sont pas encore des Piedanlo !
Par des petites routes nous avons gagné le Pont du Vincin en une dizaine de kilomètres bien humides et tout dégoulinants un taxi nous a conduit rapidement  à la gare de Vannes. Heureuse surprise un TGV partait dans le quart d'heure ce qui nous a permis de gagner deux heures. Gain dérisoire après 56 jours de marche mais bon à prendre nous étions dans la logique du retour !.
Maintenant pour terminer vraiment ce beau chemin il me reste à rédiger une conclusion et surtout à traiter un millier de photos que je vais bientôt vous proposer sous une forme qui reste encore à définir..
Merci de nous avoir suivis !

mardi 3 juillet 2012

Chemin des douaniers GR34 étape 55

Point de départ : Baden
Point d'arrivée : Arradon
Distance :  27 km
Durée : 5 h 45
Dénivelé :  180 m en cumulé
Météo : des nuages et du soleil sous un vent modéré et sans pluie.
Remarques : la pluie s'est arrêtée et les chemins ont bu toute l'eau tombée hier. Le parcours est beau et presque toujours en bord de mer il conduit d'anse en anse et en passant sur des digues d'étangs. De beaux arbres, de beaux paysages, quelques moulins de mer : c'est une belle étape! Les moustiques annoncés ne sont pas au rendez vous. C'est la dernière étape complète car demain ils ne feront qu'une dizaine de kilomètres.


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lundi 2 juillet 2012

Chemin des douaniers GR34 étape 54


Point de départ : Crac'h
Point d'arrivée : Baden
Distance :  28.5 km
Durée : 6 h
Dénivelé :  180 m en cumulé
Météo : de la pluie tout le temps avec un vent moyen à fort sur le littoral.
Remarques : cette étape a été rendue peu agréable par les conditions météo. L’itinéraire remonte vers Auray pour ensuite s'enfoncer dans des terres trempées et retrouver le littoral peu avant Bono. Le GR suit comme d'habitude le bord de l'eau mais passe dans des marais et autres vasières avant de rejoindre l'arrivée. Les chemins sont mouillés et glissants et la visibilité est mauvaise. On signalera un modeste tumulus, quelques croix et des maisons anciennes à Saint Coustan. La barre des 1500 km est franchie.


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dimanche 1 juillet 2012

Chemin des douaniers GR34 étape 53


Point de départ : Plouharnel
Point d'arrivée : Crac'h
Distance :  31.5 km
Durée : 6 h 15
Dénivelé :  66 m en cumulé
Météo : des nuages avec un beau soleil sous un vent modéré et sans pluie.
Remarques : une très belle étape variée! Au départ on retrouve le bord de mer à la hauteur de la presqu'île de Quiberon et on longe l'anse de Plouharnel. Le parcours se poursuit sur la côte jusqu'à Carnac. Le GR entre alors dans les terres et nous promène dans des marais prés d'étangs, de salines avant de retrouver le littoral à la pointe de Kerbihan. À la sortie de la Trinité sur Mer on franchit la rivière de Crac'h sur le Pont de Kerisper que le vent fait chanter  mélodieusement, au passage ils ont admiré le tumulus de Saint Michel et encore de belles fontaines et lavoirs.



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