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lundi 14 juin 2010

Quelques remarques pour conclure

Itinéraire
Notre chemin a été très très beau ! Je n'aime pas les comparaisons mais c'est peut être un des plus beaux, mais aussi un des plus exigeants physiquement que j'ai parcouru depuis 2002. Les photos auront de la peine à vous faire partager les paysages admirables

J'ai marché 56 jours (contraintes d'hébergements) sur une distance de près de 1700 km.

Accueil et hébergements

Tout au long du chemin en France comme en Espagne l'accueil des "locaux" et des commerçants a été remarquable de gentillesse discrète, de dévouement et de confiance. Par exemple au col de Gamia la "patronne" nous a laissé libre accès au bar (matériel et provisions) pour que l'on puisse préparer un bon petit déjeuner avant de partir de bonne heure ; des hôteliers nous ont offert certaines prestations, d'autres personnes nous ont accompagné pour trouver l'auberge etc.
Sur le chemin du Piémont Pyrénéen un système de Haltes Saint Jacques fonctionne très bien. Un livret liste les hébergements des communautés chrétiennes, familiales, paroissiales, religieuses ou communales qui ouvrent leur porte aux pèlerins de passage (voir www.webcompostella.com). Il existe un système voisin sur le chemin d'Arles qui nécessite l'entrée dans une chaîne (les accueillants contactent l'accueil suivant).
En Galice les gîtes privés se sont multipliés par exemple à Negreira il y a maintenant 3 Auberges.
Toujours en Galice le "donativo" n'existe plus le tarif unique est de 5 € avec distribution de protections du matelas et de l'oreiller en non tissé.

La fréquentation
Nous parlerons de fréquentation sur les chemins = pèlerins rencontrés en marchant
Sur le chemin d'Arles un couple et quelques personnes dans les hébergements.
Sur le chemin du Piémont personne sauf aux hébergements "nos pèlerines d'Asson" gentilles et frigorifiées et une paire de marcheurs très chargés avec un budget max de 15 € / jour.
Sur le chemin de l'Intérieur un "centenaire" de 68 ans et à l'étape une paire de marcheurs.
Sur le Camino Sanabrese un peu plus de monde mais jamais plus de 15 personnes à l'étape sauf ce qui suit...
Un groupe d'Irlandais et Chinois élèves et professeurs d'un collège (une douzaine de personnes) est parti de Puebla de Sanabria et après 3 étapes de respectivement 10, 20 puis 30 km a "cassé". Ce groupe a posé et a rencontré des problèmes. Pas entrainés ils ont cru que cela allait venir en marchant et que l'étape du lendemain serait plus facile (résultats: tendinite, douleurs diverses, ampoule)... Ils ont saturé les hébergements en particulier celui de Lubian.
Les Espagnols sont majoritaires et se sont appropriés leurs chemins et c'est bien ! Peu ou pas de Français, des Coréens, des Australiens, des Allemands mais pas trop, pas de Hollandais, des Italiens, une Africaine de Sud au genou "twisté" et bien d'autres...
Les pèlerins rencontrés provenant du Camino Frances pratiquent en général la course au gîte. Debout dès 5 h 15 du matin ils partent de nuit. Ils sont stressés et souvent en mauvais état de santé (toux grasse = beurk !)
A Santiago nous avons rencontré une foule énorme avec des queues partout : à l'entrée de la cathédrale, à l'entrée de la porte sacrée, au bureau des pèlerins pour obtenir la compostela. Les sacs à dos sont interdits dans la cathédrale et dans le susdit bureau. Des cheminements sont imposés et le service d'ordre est impressionnant. Dépaysement absolu et pas forcément agréable après plus de 50 jours dans la nature.

Tracé et balisage
En France les chemins dits de Saint Jacques empruntent essentiellement des GR balisés dans les deux sens. Le marquage est dans l'ensemble correct mais confond à mon avis itinéraire de randonnée pédestre touristique du dimanche matin et chemin pour parcourir plus de 1000 km. On nous promène de ci de là, on nous détourne pour traverser un village etc. Je pense que défunt Georges Verron (auteur de plusieurs guides) avait bien vu et signalé le problème. Actuellement il ne faut pas prononcer son nom dans les offices de tourisme. La FFRP est omniprésente.
En Espagne le balisage unidirectionnel avec flèches jaunes est parfait. Il a été resuivi récemment (année Jacquaire ?), complété par de nouveaux panneaux etc.

Météo
Pendant les 56 étapes de marche nous avons eu 24 heures de pluie réparties sur 10 étapes dont 3 étapes de pluie continuelle. Pas de vraies grosses chaleurs mais du froid, du vent, presque de la neige, pas d'orage...
Les pluies qui nous ont précédé et jointes à celles des étapes du jour ont inondé beaucoup de chemins (voir les photos) qui dans certains cas sont à la limite du praticable. Conséquence les Pieosek ont été beaucoup sollicités.
Certains hébergements non chauffés ont été assez inconfortables.

Matériel
Bien = pas d'erreur !
Des satisfactions :
  • Mes Pieoseks portés pendant 19 étapes ils ont été parfaits et n'ont pas "souffert" du tout grâce au léger renfort avant cousu par Geneviève. Deux remarques : lorsque l'on ne porte pas les Pieoseks il n'est pas nécessaire de protéger le velours du Velcro sur la chaussure qui ne se dégrade pas et la suppression du serrage par élastique facilite montage et démontage. Irafok devra revoir son modèle car le textile qu'il a choisi s'est quotidiennement déchiré entrainant des "soins constants".
  • Le bâton de marche ultra léger (Xenon de chez Camp) a été très utile et suffisant en particulier en terrain difficile et pour franchir les gués.
  • les chaussettes X Socks TK Extreme Light ont été très bien : agréables à porter et séchage rapide (adieu bouclette)
Les animaux
Nous n'avons pas rencontré les ours français, les loups et les cerfs espagnols. Mais nous avons croisé les chemins et trajectoires de lapins, lièvres, renard, chevreuils, mouflons, ragondins, perdrix, milans, cigognes, reptiles (orvets, couleuvres et vipère) et d'innombrables vautours.

Communication
Le dispositif Spot (messagerie par satellites) a été utilisé quotidiennement en mode suivi et mode contrôle. Il vous a permis de nous suivre en temps réel (toutes les 10 minutes) sur les posts réalisés par Pierre.
Un plus pour la famille, les amis et autres curieux et peu de contrainte !

Les problèmes
Il y en a eu deux dont un majeur.
  • perte de lunettes de vue et solaire. Le Velcro de l'étui fixé à la ceinture d'Irafok s'est ouvert. La solution a été d'acheter des faces solaires pour ses lunettes de vue.
  • perte de ma carte d'identité (DNI en espagnol). J'ai constaté l'absence de ce document à Hernani seconde étape en Espagne. Sans elle je suis devenu un sans papier temporaire. En dehors des contrôles de police éventuels on ne peut pas retirer la carte d'embarquement à l'aéroport et on la réclame au moins 3 fois pour sortir d'Espagne et entrer en France. Actuellement elle est demandée presque systématiquement pour les hébergements (auberges, pensions, hostals). J'ai passé une dizaine de coups de téléphone insistants pour finalement apprendre avec joie à 21h 30 qu'elle était retrouvée dans la pension d'Irun. J'avais déjà appelé 4 fois avec des réponses négatives. Je l'ai récupérée le lendemain ouf ! Il faut bien sur éviter de la perdre mais on nous la demande souvent et parfois on oublie de nous la rendre. Si quelqu'un a une bonne solution pour résoudre ou éviter ce genre d'incident je suis preneur!
A suivre les photos...


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lundi 9 mars 2009

Hoax buster sur les rumeurs du chemin : crédenciales et tampons, compagnes de Lucifer

Hoax buster = chasseur de canulars = parodie du site Internet du même nom hoaxbuster.com. Ce site recense et s'efforce de rétablir la vérité sur les mensonges électroniques.

Sur le chemin et aux étapes on écoute les potins et rumeurs de Radio Camino. A la maison on se contente de les lire (mails, blogs, revues, publications etc.). On en apprend de bien bonnes elles peuvent amuser, préoccuper et parfois attrister.
Mon propos n'est pas de polémiquer en colportant les rumeurs (un peu quand même) mais de vous livrer en vrac quelques réactions personnelles et des informations qui le sont moins.
Je vais passer sous silence les punaises de bois de lit qui seraient en train d'envahir l'Europe des Chemins en profitant lâchement des sacs à dos. Je ne serai pas plus disert sur les Coquillards qui écumeraient de plus belle les sentiers et je ne souhaite pas non plus participer à la vaine querelle concernant les Éditeurs de Guides.
Je conserve seulement les thèmes suivants :
- les Crédenciales avec leurs tampons qui permettent d'obtenir la Compostela
- les folles compagnes de Lucifer qui hantent le chemin.

Je suis un peu "lassé" par une forme de fondamentalisme assez répandue : le vrai chemin, le vrai pèlerin, le vrai guide, la vraie motivation, les vraies distances, le vrai bourdon et ainsi de suite ..
Maintenant il y aurait la vraie Crédencial.

Credenciales et tampons, Compostelas

Pour mémoire et pour faire court voici quelques généralités :
La ou le credencial ou encore crédential est le carnet du pèlerin délivré (gratuitement ou pas) par les Associations Jacquaires. Ce document personnel lie moralement celui qui le délivre et le pèlerin qui le reçoit.
"Credencial" est un mot espagnol dérivé du latin tardif credentia qui en français a donné "crédence" qui signifie "croyance" et "confiance". On peut se passer du credencial en France mais il est indispensable en Espagne si l'on désire accéder aux refuges.

Cliquer sur les images pour les agrandir


Une credencial (première et dernière de couverture)

Ce "passeport" tamponné au départ de votre chemin et à chaque étape (paroisse, refuge, mairie, police etc.) permet de justifier de votre état de pèlerin mais aussi de votre parcours.

Un très beau tampon et une belle maxime (un bon souvenir de l'accueil de Ronan)

Des tampons du Camino Aragonese

Si vous avez parcouru à pied les 100 derniers kilomètres (200 km en vélo ou à cheval) ce sera sur sa présentation que vous sera délivrée la "Compostela".

Compostela moderne (la "Grande")

La Grande Compostela est un document écrit en latin qui est remis au pèlerin à son arrivée à Compostelle par le Bureau des pèlerinages pour attester qu'il a fait le pèlerinage pour venir se recueillir sur le tombeau de l'apôtre Jacques. Si ce chemin a été parcouru avec d'autres motivations que religieuses il vous sera remis un autre document plus imagé : la petite Compostela.
La "petite" Compostela

Si vous allez à pied à Fisterra vous pourrez recevoir un autre document nominatif : la Fisterrana et à Muxia : la Muxiana.
Pourquoi pas ? On respecte ou pas les règles ou rites et on en assume les conséquences !

Une Fisterrana

Une Muxiana

On a coutume de dire que la Crédencial est un document laïc alors qu'il existe aussi en France la Créanciale de l'Église de France délivrée par un représentant de l'Église après un entretien.





Les rumeurs
Depuis quelques mois des informations péremptoires circulent et affirment par exemple que :

- A compter du 1er janvier 2009, seul le modèle espagnol de la crédencial est considéré comme officiel pour obtenir la Compostela à votre arrivée à Saint-Jacques de Compostelle.
- A votre arrivée à Saint-Jacques de Compostelle, si vous souhaitez obtenir la Compostela, votre crédencial devra impérativement comporter deux tampons par jour sur les 100 derniers kilomètres.

Allons donc une Crédenciale officielle espagnole et 2 tampons par jour ! Pour le moment c'est juste pour obtenir la Compostela une image même pas vraiment pieuse.
Intrigué j'ai envoyé un mail à la Présidente de l'association Jacquaire (en contact permanent avec Compostelle depuis plus de 50 ans) dont je suis un membre heureux. Elle m'a répondu rapidement et clairement et je vous livre un extrait de sa réponse dans les lignes qui suivent :

Mise au point sur la Crédencial officielle
"La cathédrale de Compostelle, désireuse de "contrôler" le pèlerinage et de réserver l'attribution de la compostela aux seuls chrétiens qui se revendiqueraient comme tels ou affirmeraient avoir fait le pèlerinage pour des raisons religieuses, a lancé, il y a quelques années le bruit que seule serait admise, pour l'obtention de la compostela sa propre credencial. La plupart des associations espagnoles et étrangères (...) ont fait valoir que cela n'était pas possible et se sont opposées à cette main-mise de l'Église de Compostelle sur le pèlerinage, alléguant que tout un chacun devait pouvoir aller à Compostelle, et qu'à l'arrivée le pèlerin n'était plus celui qui était parti. Face à cette levée de boucliers, et face à l'opposition également de la Xunta de Galicia, le gouvernement régional qui finance grande partie des infrastructures du pèlerinage, la cathédrale a fait un peu marche arrière". La position de l'archevêque et des chanoines de Compostelle rencontrés par la dite présidente mi-décembre dernier se résume ainsi "des pourparlers sont en cours avec l'Église de France. Jusqu'à ce qu'ils aboutissent rien n'est changé, c'est-à-dire que toutes les credenciales sont acceptées à Compostelle".
Et toc !

Mise au point sur deux tampons par jour
"L'office des Pèlerins de la cathédrale de Compostelle qui délivre les compostelas regarde surtout les tampons des 100 derniers kilomètres. Là, il est vrai qu'il ne faut pas en manquer. Et que certains, pour plus de sécurité, choisissent d'en obtenir deux ou trois chaque jour. Mais ce n'est en aucun cas une "obligation". Là encore, les pèlerins craintifs transforment leurs précautions en "devoir", en obligation à suivre par tous..."
Et retoc !

Personnellement je n'apprécie pas la démarche et le comportement à l'origine de cette rumeur. C’est le début d'une monopolisation du pèlerinage et du mouvement compostellan par l'Eglise !
Le document proposé pour devenir le document officiel manque de sérieux : papier fragile à peine cartonné, au recto 40 cases matérialisées souvent trop petites pour recevoir les tampons et au verso un ensemble de cartes des chemins sans utilité réelle.
Je préfère un autre modèle plus simple, plus traditionnel et plus pratique. Ça y est je l'ai dit !

Lucifer est sur le chemin
Une pèlerine vient de s’épancher dans les pages de la revue Camino (n° 79). On s’éloigne de l’angélisme habituel où tout est merveilleux, de la nostalgie où rien n’est plus comme avant ou encore des petites récriminations (l'Hospitalera de Attapuerca ne m'a pas dit "por favor"…
Selon l’auteur de l’article :
« des hordes de femmes de tout âge et de toute nationalité confondent le chemin avec un club de rencontre et se servent du Camino, des églises et des prières, pour précipiter dans la chute le pèlerin parti dans une démarche de pénitence et qui mène un dur combat spirituel qu'il perd parce qu'il fait une mauvaise rencontre. Qui sont ces femmes qui s'insinuent hypocritement dans le cœur et le corps de l'église et pervertissent ses membres comme le vers qui silencieusement pourrit tout le fruit ? Elles sont sans vergogne et n'ont aucun scrupule (...). Lucifer est sur le chemin. Aucune femme aujourd'hui ne peut laisser partir son mari sur le Camino le cœur tranquille. Il est urgent que l'Église regarde de près ce qui s'y passe, rappelle les dogmes, rétablisse les règles :

- s'assurer de la pureté de la démarche pour accorder la crédenciale.
- encadrer les pèlerins par des aumôniers.
- séparer hommes et femmes dans les refuges comme autrefois »

Nous sommes bien loin d'un certain Esprit du Chemin : généralisation, exagération certaine, faute reportée sur la Femme et quels remèdes proposés !

Pauvre Pèlerine ne l’accablons pas !




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samedi 14 février 2009

Gains de poids (218 g) : manches rasoir et brosse à dents, documents...

Pour alléger au maximum le sac à dos tout en disposant d'un certain confort il faut "rogner" dans tous les domaines.
J'ai déjà évoqué sur ce blog le 29.5.2008 rasoir et brosse à dents dans un post intitulé "C'est dans le sac : toilette, rasage, serviette..." .
Avant de repartir en avril prochain je vais changer ces deux outils. Les raisons sont simples : bénéficier de l'amélioration de performances d'un "nouveau rasoir" et aussi pour l'hygiène... La brosse à dents a déjà beaucoup voyagé !

Le rasoir
Le rasoir Fusion de Gillette équipé de sa tête de rasage pèse 40 grammes. Sachant que ladite tête pèse 3 grammes il reste 37 g pour le manche et l'adaptateur. Pour mémoire une tête me permet au moins un mois de rasages quotidiens très confortables.
Solution proposée et réalisée : amputation de 8 cm du manche = 21 grammes
Adaptation d'une prothèse du commerce : cheville Fischer SX 12/6 K , diamètre 8-10 = 3 grammes

L'assemblage se fait en force après chauffage de la cheville à l'eau bouillante.
Nouveau rasoir = 24 grammes. Gain de poids = 16 grammes (il n'y a pas de petites économies)

Cliquer sur les images pour les agrandir

Rasoir chevillé et la partie supprimée

Brosse à dents
Le processus est le même que pour le rasoir.
La partie du manche coupée pèse 13 grammes.
Adaptation d'une cheville et finition en la recouvrant d'une gaine thermo-rétractable.
Nouvelle brosse à dents = 4 grammes. Grain de poids = 12 grammes

Brosse à dents équipée de sa cheville et manche supprimé

L'ensemble terminé 4 grammes

Allègement de la documentation

Pour faire court on a besoin chaque jour d'informations papiers décrivant : le pas à pas de l'étape, des éléments cartographiques concernant le chemin et la traversée des villes, l'hébergement etc. Ces informations figurent avec plus ou ou moins de bonheur dans les "guides" (pages imprimées à partir d'Internet, ouvrages reliés etc.). Ces ouvrages sont lourds par exemple de 400 à 450 grammes pour le Camino du Levant.
En outre ils ne sont pas adaptés à un usage permanent (marcher sous la pluie avec à la main un ouvrage de près de 500 g).
La solution la plus simple est de déliasser, d'enlever toutes les pages non indispensables et de supprimer toutes les marges en conservant la pagination.
Les impressions sur un papier léger (égal ou inférieur à 70 grammes / m2) subiront le même sort.
Pour la documentation sur le chemin du Levant : gain de poids réalisé = 190 grammes.

On pourra ou non abandonner lâchement les pages devenues inutiles...

Documentation "rognée" mais pas trop

Se souvenir par exemple qu'un pantalon de pluie doublement zippé ne pèse que 200 grammes et ce poids est inférieur au gain réalisé facilement et sans privation !


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lundi 30 juin 2008

Corps de Saint Jacques à Echirolles (38) : si près si loin !

En Espagne, sur les chemins, j'ai été plusieurs fois gentiment interpelé par des espagnols "mécréants rationalistes". Le questionnement qui est revenu le plus souvent peut être résumé en ces termes :
"comment, vous qui avez l'air censé, pouvez-vous croire que Saint Jacques est à Santiago ?"
Ma réponse était rituellement du genre "c'est le chemin qui compte !" en ronchonnant intérieurement : "ils sont bien gentils mais c'est mon problème !"
Et oui c'est mon problème et depuis j'ai recherché et trouvé quelques éléments qui sont susceptibles d'apporter un éclairage (pour ceux qui veulent être éclairés) intéressant sur la question.
Je recommande en particulier le site de la Fondation Européenne pour la Recherche sur les Pèlerinages (FERPEL) intitulé "saint Jacques et Compostelle, Mythes, rêves, légendes, histoire et patrimoine".
Je vous invite à le visiter. La photo de ce post en est extraite.


Il est très riche par exemple j'y ai découvert un article consacré au "Corps de Saint Jacques à Echirolles". Pour en savoir plus sur "le corps de Saint Jacques à Echirolles"
Cette localité, située en Isère, est à une vingtaine de km de mon domicile. C'est à dire 100 fois plus près que Santiago !
Alors, si le pèlerinage d'Echirolles n'avait pas été supprimé en 1488 m'en serai-je satisfait ?
La réponse est claire et c'est non. Pourquoi aller si loin, partir si longtemps ? La réponse est devenue évidente : c'est bien le Chemin, le Parcours qui me motive le plus !
Certains compagnons de Saint Jacques ont trouvé : rêve, rupture, patience, humilité, partage, tolérance et même une certaine forme de sagesse. Tout cela en deux mois sur un seul chemin ! Que dire alors de 5 heures ou de quelques jours ?
Il est difficile de trouver ce que l'on ne cherche pas vraiment et moi je ne suis pas encore arrivé à cette Sagesse.
Comme j'aime beaucoup marcher je recommence, je recommence... On ne sait jamais, des fois en plus du plaisir !


Statue de Saint Jacques (vers 1500)


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jeudi 26 juin 2008

Camino del Norte : que d'eau pour Christian !

Des nouvelles de Christian qui est est rentré de Santiago depuis quelques semaines. Nous l'avions laissé le 3 mai à Comillas et tout allait bien.
Parti d'Irun il a suivi, pour la seconde fois, le chemin du Nord sans problème. La fréquentation du chemin a été relativement faible.
Par contre le temps a été déplorable : 24 jours de pluie sur la trentaine de son pèlerinage avec des épisodes de grêle, grand vent etc. Nous imaginons sans peine les problèmes de lessive ...
Dans l'auberge de Gondan (chauffage par la dalle) il a étendu ses vêtements sur le sol pour les faire sécher...

BRAVO CHRISTIAN !


Carroyas avant Luarca

Luarca

Monastère de Sobrado



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mardi 17 juin 2008

Le site de Gérard Rousse dit Gérard du Camino

Gérard Rousse dit Gérard du Camino a regroupé dans son site tout, ou presque tout, ce qui vous parait nécessaire avant de partir. Et bien plus encore... !
Ce que vous ne trouvez pas chez lui il vous fournit le lien pour y accéder.

Allez le visiter


Extrait de l'album de Gérard

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lundi 16 juin 2008

Via de la Plata : Claude est arrivé à Santiago

Claude vient de terminer la Via de la Plata. Après 34 jours de marche il est arrivé à Santiago le même jour qu'Irafok (ils ne se connaissent pas) !
Parti léger avec seulement un drap de soie pour le couchage il a trouvé des couvertures dans pratiquement tous les gites.
Tout s'est très bien passé à part le mauvais temps : pluie, froid , boue, chemins inondés etc...
Pour lui ce fut un bon chemin qu'il qualifie de magnifique.
La fréquentation est en augmentation avec en moyenne une vingtaine de pèlerins chaque jour.
Des bravos pour les accueils (gites) de Rio Négro Del Puente, Irena à Lubian et tous ceux de Galice. Pour la table : Chez A Picota à Laza.
Les sifflets vont aux gites de Guillena et de Pueblo de Sanabria.

BRAVO CLAUDE !



Caceres

Merida

Salamanca

Lubian

Xunqueira de Ambia


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lundi 9 juin 2008

Ce n'est plus dans le sac mais nous l'avons testé

Après plusieurs années d'errements et d'incertitudes j'ai lâchement abandonné un certain nombre d'éléments. Ils peuvent cependant être pour vous l'objet de questionnements.

A PROPOS DES CHIENS : bâtons, repousse chiens divers...
Je n'ai jamais été mordu et je n'ai pas de crainte phobique de ces animaux que je connais assez bien. Certains peuvent être inquiétants car ils sont conditionnés pour cela. C'est le cas des Mâtins espagnols qui protègent les moutons des loups (2500 recensés en Espagne) en quelques endroits sur le chemin de la Plata (par exemple dans la région de Zamora).
D'une manière générale il ne faudrait pas entrer dans le territoire du chien = faire un détour ou ne pas frôler les clôtures des bâtiments. J'ai constaté que les groupe bruyants les énervent ainsi que lorsque on agite un bâton sous leur nez. Un bâton n'est pas utile ni efficace pour éloigner un chien agressif mais rassurant pour celui qui le porte.
Dans mon entourage immédiat plusieurs marcheurs ont peur de ces animaux. Nous avons testé différents dispositifs.

Dispositifs électroniques
Principe de fonctionnement : émettent des ultra sons auxquels les canidés seraient particulièrement sensibles (tympans).
Appareils testés : Dazer et Bark Free
Poids avec pile : 120 g
Les tympans des chiens, comme ceux des humains, deviennent en vieillissant de moins en moins sensibles aux ultra sons. Ils sont alors dérangés voir intrigués mais pas dissuadés. Le système n'apporte pas l'efficacité recherchée.
Bark free a modifié son "repousse chien" mais nous n'avons pas testé les nouveautés.

Autre dispositif
En Espagne j'ai rencontré un pèlerin possesseur d'un aérosol (poivre et piment) petit modèle. Il m'a assuré que ce système est efficace. Cruel n'est-il pas ?

Deux modèles de "repousse chien" et un podomètre avec radio

PODOMETRE
Nous n'allons pas continuer ici la polémique sur les podomètres. Ces engins sont généralement des compteurs de pas. Les résultats sont forcément plus ou moins faux.
Poids : Il n'est pas dans le sac et se porte à la ceinture. 50 g pour Oregon scientific : podomètre, chrono, radio FM avec 2 piles LR44.
Il n'est pas important de connaitre avec exactitude la distance parcourue (c'est déjà fait). Par contre il serait souhaitable que les éditeurs de guides fassent preuve de sérieux dans leurs estimations de distance (les km sont à faire). J'ai noté, d'un guide à 'autre, des écarts sur le même itinéraire pouvant atteindre 30 %.

HABILLEMENT
Gants
Comme je n'utilise pas de bâtons je mets les mains dans mes poches ou s'il pleut dans les manches (comme les pingouins)
Poids : 80 g en polaire

Serre tête ou bonnet
Pas indispensable, s'il fait froid je mets le coupe vent avec casquette et capuche.
Sinon prendre serre tête avec membrane coupe vent Betwin 20 g

Guêtres
Inutiles car malgré l'accrochage sur le laçage elles drainent l'eau dans le soufflet.
Poids : 90 g
On préfèrera un pantalon de pluie

Pantalon de rechange
J'ai porté un pantalon de rechange 5 fois pour ne pas l'utiliser sauf éventuellement pour le retour. La dernière fois j'ai utilisé un "pantalon de campement" de type Raidlight bivouac Tyvek taille L, super léger (70 g) pendant le séchage du pantalon de marche.




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mercredi 4 juin 2008

C'est dans le sac : les ustensiles divers, séchage etc.

ETENDAGE DU LINGE
Le lavage et surtout le séchage du linge est important pour le pèlerin. On trouve de plus en plus souvent dans les auberges des machines à laver et plus rarement des sèche linges . On sera vigilant à la température de lavage et aux produits utilisés car les textiles modernes sont parfois susceptibles...
Laver le linge le plus tôt possible à l'arrivée à l'étape. Il vaut mieux s'abstenir lorsqu'il pleut !

Les pinces
De temps en temps il y en a sur les étendages mais il faut en prévoir.
Nombre recommandé : 10 = slip 2, chaussettes fines 2, serviette 2, tea shirt 2, seconde couche 2...
J'ai testé plusieurs systèmes :
- épingles de sureté
fortement recommandées par les guides ce sont les plus légères et je les déconseille.
Le linge mouillé se met en paquet (elles glissent sur le fil) et sèche mal. Elle marquent le linge (grand vent). Enfin si on rêve d'exposer son linge sur le sac à dos !

- pinces standards (plastique ou bois) 7 cm
Pas de problème autre que le poids et l'encombrement
Poids unitaire moyen : 5,5 g
Poids total : 55 g

- petites pinces "marque verre"
Prendre au moins celles de 3 cm
Très bien pour les petites pièces : socquettes, slips... et insuffisantes pour un pantalon ou une polaire.
Poids unitaire : 1 g

- pinces à torchons (plastiques ou métalliques)
Satisfaisantes
Poids unitaire : 1,7 g

- les pinces de Marie
Le top mais introuvables ! Fabriquées avant guerre (la dernière) en aluminium avec ressort acier. J'en ai trouvé 12 oubliée dans un tiroir familial. Ce sont celles que j'utilise !
Poids unitaire : 2,4 g
Longueur : 4,5 cm

Mini pinces bois
Longueur 4,5 cm
Poids vérifié : 2 g
C'est peut-être La solution (10 pour 20 grammes) et elles sont satisfaisantes !
mini pinces bois 4,5 cm

On trouve aussi des mini pinces bois peintes avec un bon ressort : 1,5 g l'unité

Vous avez les éléments maintenant à vous de choisir !

Panoplie étendage : plusieurs choix possibles !

La corde et son tendeur
Souvent indispensable en l'absence d'étendage ou lorsqu'il est saturé ou lorsqu'il pleut et que l'on doit faire sécher à l'intérieur.
Prendre une drisse nylon de 2 mm de diamètre et 4 mètres de long
Poids : 6 g

On peut ajouter un petit tendeur aluminium (tente) et un crochet en S dont les poids sont négligeables.

Essorage amélioré (si linge de toilette fourni = hostal, pension...)
Rouler la pièce à sécher avec la serviette, tordre et répéter l'opération.

Ne pas oublier de marquer son linge pour éviter les litiges toujours désagréables. Je n'ai pas très bien vécu ce genre d'aléa !

Eponge
J'emporte une éponge de bébé (poids négligeable)

ÉCLAIRAGE
Une constatation : sur le chemin si on marche de jour (ce qui est fortement recommandé) on utilise très peu son dispositif d'éclairage : déplacement de nuit dans le refuge, derniers préparatifs du matin, vérifications pour ne rien oublier. C'est tout !
Je préconise un assemblage de 2 micro torches Mobil'éclair pour tel portable. Poids 10 g et 4 LED
Les inquiets peuvent également utiliser la lampe de secours Petzl eLite +. Voir mon blog

PETIT MATERIEL
Couture
Comptez vos boutons ! J'en ai un seul que je recouds avec constance avant chaque départ. Je fais suivre toutes les coutures en rentrant. J'emporte seulement une aiguillée de fil qui peut aussi servir pour drainer une ampoule éventuelle.
Pour soigner les déchirures vénielles j'emporte quelques cm de ruban adhésif toilé. Je l'ai testé cela tient bien.

ÉTUI LUNETTES
Le choisir résistant et léger
Modèle ORAO (acheté à Décathlon) très bien
Poids : 32 g
Remarque il peut accueillir le téléphone
Ne pas oublier un cordon lunettes pour les jours de grand vent


Etui et cordon lunettes, éponge, ruban adhésif, aiguille et fil



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C'est dans le sac : ustensiles pour les repas

Chemin après chemin j'ai constaté qu'il est difficile de faire des choix. Il ne faut pas hésiter à trancher entre :

- ce qui est inutile = qui ne sert pas et qui ne servira pas = on laisse à la maison
- ce qui peut occasionnellement servir, ne pèse pas lourd et/ou concerne la sécurité = on emporte et on le porte.
- ce qui est indispensable = dont on se sert tous les jours (voire même plusieurs fois) = on emporte et on le porte.

On ne craindra pas les regards amusés en sortant au refuge un mini Opinel au lieu d'un super couteau (Laguiole 55 g ou Victorinox 100 g pour un modèle moyen) . On a choisi délibérément le meilleur rapport fonctionnalité / poids !

Quart : indispensable
On doit connaitre sa contenance car il servira aussi de mesure
Doit pouvoir supporter le passage au micro onde
Doit être suffisamment solide pour résister aux aléas du voyage
Mon choix :
Un gobelet plastique de 250 cl avec ou sans anse.
Poids : 24 g

Couteau : indispensable
On a peu de chose à couper et il y a des couteaux dans les refuges
On risque d'être obligé de l'abandonner si on effectue l'aller et/ou le retour en avion. Si seul le retour se fait par air on peut le retourner au domicile par la poste.
Mon choix :
Un petit Opinel (N° 4) mais bien aiguisé.
Poids : 10 g
Lame : 5 cm
J'ai aussi utilisé le premier modèle Opinel à virole c'est à dire le N° 6 allégé à 26 g (lame 7 cm). C'est un vrai bon couteau léger
On trouve des Opinel en espagne. Faire son choix !

Deux Opinel N° 6 allégés (26 g avec lame 7 cm)

Couverts : une cuillère est indispensable
Il y en a souvent dans les refuges
J'ai utilisé :
Couverts premier âge en matière plastique.
Poids cuillère et fourchette : 11 g

J'ai testé dernièrement deux Sporks = combiné fourchette / cuillère :
- La cuillère/fourchette (Sea to Summit) pliable en titane. Poids mesuré : 14 à 15 g
Très bien elle est plus légère que l'indique la fiche du produit. Pour 3 ou 4 g de plus que les couverts premier âge je prends. Je la recommande.
Cuillère fourchette pliable en titane 14 g

- La cuillère/fourchette qui coupe (un peu) Spork 3 couverts en un de chez "Light my fire". Poids mesuré : 10 g
Correcte mais il faut choisir cuillère ou fourchette sinon on se salit la main...
Pour ceux qui n'aiment pas les matières plastiques il existe un modèle identique en titane 17 g


Spork 9 à 10 g

Ouvre boite : non indispensable
Je ne l'ai jamais utilisé mais je l'ai prêté assez fréquemment. En Espagne les conserves sont souvent dans un second emballage carton qui masque le dispositif d'ouverture...
Choisir le modèle le plus simple.
Poids : 13 g

Pour sucrer
Moi je sucre mon café, un luxe !
Mon choix :
Sucrettes de type Canderel dans un conditionnement de "Tic Tac" ou mini sachet (1 g)
Choisir des sucrettes petit format provenant de la présentation Pocket
Poids 80 comprimés (2/jours) avec contenant : 5 g

Petit déjeuner
J'ai de la peine à partir le matin l'estomac vide et je ne souhaite pas attendre l'ouverture du premier bar...
Mon choix :
Je bois un café (Nescafé en dosettes) avec 2 sucrettes, agrémenté de 2 brioches (éviter les produits friables). Pour l'eau si on ne peut pas en faire chauffer j'utilise celle des sanitaires... Je n'ai pas mieux à proposer.

Tous les éléments "repas" sont regroupés dans un sac identifié et silencieux. Je le range le soir sur le dessus du sac à dos afin de ne pas réveiller à l'aube ceux qui enfin ont fini par trouver le sommeil.

Un mot sur la résistance chauffante :

Elle pourrait être utile si on pouvait encore trouver des anciens modèles qui sont légers car mal isolés électriquement... Elle est d'un emploi délicat dans un refuge surpeuplé et nécessite un récipient adapté. Dans le cas de groupe on se cale sur le dernier...

Briquet ou allumettes tous temps
Poids d'un mini briquet : 9 g
M'a été fortement déconseillé lors de la traversée en saison chaude de régions sensibles aux incendies (Galice, Portugal etc.)

Pour moi tout le reste (assiette plus ou moins creuse, bol, combiné cuillère/fourchette/couteau etc.) est inutile.

Temps de préparation du matin : chaussage, pliage duvet, vérification du lit (dessus et dessous) pour ne rien oublier et petit déjeuner 1/2 heure maximum. Pour partir à 6 h 20 se lever à 5 h 50 c'est suffisant !
Bonne journée !






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jeudi 29 mai 2008

C'est dans le sac : toilette, rasage, serviette...

La toilette et sa trousse sont propres (sans jeu de mots) à chaque individu. On trouve sur les chemins une grande disparité de comportements concernant ce thème. Les attitudes extrêmes vont de la reproduction fidèle du comportement quotidien domestique (shampoing, bombe crème à raser, cosmétiques divers et même sèche cheveux) à la rupture totale avec les habitudes en n'emportant qu'un savon, une brosse à dent et du dentifrice et les barbets poivre et sel se mettent alors à proliférer sur les chemins.
J'ai fait le choix d'un certain confort mais en utilisant des produits et outils différents de mon quotidien. Je les ai testés avant le départ et peaufinés chaque année de 2002 à 2007.
Un objectif : ne manquer de rien et rester léger !

LE CONTENANT
Comme le sac à dos ce contenant doit être adapté à son contenu. J'ai utilisé une trousse aux caractéristiques suivantes :
Dimensions : 19 x 10 x 5 cm
Poids à vide : 30 g
Particularités : fermeture à glissière et aération par grillage fin
Améliorations possibles :
On peut alléger en utilisant :
- un autre modèle à fermeture à glissière : 19 g pour une trousse 5 x 5 x 20 cm
- un sac type congélation (type Albal Ziploc) avec zipper : 8 g, 21 x 18 cm (solidité sur 2 mois ?)

La trousse de toilette


LE CONTENU

Contenu de la trousse

SAVON
Le savon de Marseille est utilisé pour le lavage du corps (cheveux
compris ) et du linge.
On le fait sécher (comme nos grands mères économes) avant de le découper (scie cloche) en un cylindre entrant dans un étui de pellicule photo. Cet étui est aéré par perçage des flancs, fond et couvercle afin d'éviter la détrempe du savon (poids 6 g).
Poids ensemble étui et savon : 32 g
Prévoir un second savon de rechange dans un mini sac (rangé dans sac "Divers").

PEIGNE
Poids : 4 g

DEODORANT & EAU DE TOILETTE
Bien sur non indispensable mais agréable pour les autres et pour soi...
Contenant
J'utilise des flacons vaporisateurs de déodorant de marque Nivéa (voir contenu) que l'on peut facilement remplir.
Poids vide : 12 g
Contenance : 20 ml

Attention à la législation sur les liquides dans les bagages à main si voyage avion

Contenu déodorant
Par exemple NIVEA DEO COMPACT
Poids contenu et contenant : 32 g
Durée contenu : 60 jours

Contenu eau de toilette
Ce que vous voulez

BROSSE A DENTS & DENTIFRICE
Les doigtiers
Ces dispositifs "dispensent" de brosse et de dentifrice.
Marque : Brush Aways Oral B
Poids : 1,2 g l'unité
Mon avis après test : la solution la plus légère mais pas la plus efficace. Ils essuient plus qu'il ne lavent... Je suis donc revenu à la classique :


La brosse à dents
Choisir celle qui vous va bien ! Raccourcir le manche et le polir à l'emplacement de la coupe. La choisir avec un protège tête.
Poids moyen : 8 g

Dentifrice
Je n'ai pas trouvé la solution miracle ! Mais j'évite :
- les petits modèles pour enfants car les parfums (fraise, bubble gum etc. ) sont souvent difficiles à supporter
- les modèles standards trop lourds et trop encombrants.
Se rabattre sur des tubes de
16 ml (26 g) et en prendre 2 ou alors jongler avec des tubes réclames de 9,2 ml 14 g
Poids total "dents" : 45 à 55 g

RASAGE
Le rasage est optionnel et ne rentre pas dans le domaine de l'hygiène. Certains portent la barbe, d'autres choisissent de ne pas pas se raser et enfin certains préfèrent se faire la barbe quotidiennement. Pour ceux là il est important d'avoir des outils et des cosmétiques adaptés.
Se souvenir qu'il est plus confortable de se raser après lavage et savonnage du visage à l'eau chaude. Comme on dispose plus facilement d'eau chaude à l'arrivée au refuge il est préférable de se raser dès que la marche est terminée.
Rasoir et lames

Dans le cas de barbe difficile il est souhaitable d'utiliser les mêmes lames qu'à la maison
Plusieurs solutions :
- rasoirs jetables s'il existe un modèle avec tête identique à celle utilisée habituellement
Poids unitaire : 18 g
Nombre nécessaire: 1 / semaine

Poids total : 72 g pour 30 jours ; 142 g pour 60 jours
On trouve des jetables super légers (Bic = 5 g) mais je n'arrive pas à me raser avec !
- adaptation du rasoir domestique habituel pour utiliser les mêmes têtes de rasage
J'utilise des têtes de rasage Gillette et j'ai testé les deux modèles suivants :
Mach 3 = 3 lames
Poids d'une tête : 1,8 g
Durée : 1 semaine
Fusion = 5 lames + 1
Poids d'une tête : 3 g
Durée : 4 à 5 semaines

Allègement du manche (identique pour les 2 modèles) en en coupant 7 cm et en adaptant à chaud une cheville plastique (L = 6 cm, poids = 3 g).
Gain de poids : 16 g soit presque 50 %
Poids total 60 jours (Fusion ou Mach 3) : de l'ordre de 40 g

Facilitation de la coupe
J'ai exclu d'utiliser les bombes de gel ou de crème de 200 ml : poids supérieur ou égal à 260 g
Il existe plusieurs autres solutions dont le savon de Marseille et l'huile de rasage...
Savon de Marseille
En faisant mousser avec de l'eau chaude et de bonnes lames la solution est acceptable et a le mérite de ne pas nécessiter de produits cosmétiques nouveaux
Huile de rasage
Selon moi, et ceux qui l'ont utilisée, c'est LA solution !
Produit testé : Huile de rasage Williams
Poids : 21 g
Nombre de rasages : 80 (5 gouttes par barbe)
Problème : Williams a arrêté la fabrication de ce produit et n'a pas de stock (mais moi j'en ai un petit)


Autres produits équivalents non testés :
Huile rasage Dermo fluid Echo Shave
Huile rasage Clarins
Huile de rasage cade Occitane

Pour en fabriquer cliquer

Pour conclure sur le rasage : pour deux mois de chemin et comme à la maison il faut compter 55 à 60 g

DIVERS
Coupe ongle petit modèle poids 17 g
Pince écharde empruntée à un couteau Victorinox poids 1 g
Attention à la législation
concernant les objets contondants dans les bagages à main si voyage avion


Le poids de la trousse de toilette avec son contenant (y compris ce qui est nécessaire au rasage) est de 250 g (mesuré). L'autonomie est d'environ 30 jours pour le savon et le dentifrice. Pour 60 jours on regroupera le supplément de consommables avec l'envoi poste restante à mi parcours.

SERVIETTE DE TOILETTE
J'utilise une serviette en fibre de marque Packtowl Ultralite taille L qui pèse 57 g.
Elle sèche rapidement et je la range dans un petit sac filet. Plus on la lave plus elle devient douce.



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mardi 27 mai 2008

C'est dans le sac : les sandales

SANDALES
Avertissement
Un post rapide pour répondre à quelques sollicitations et/ou propositions d'amis marcheurs...
Bien sur il ne s'agit pas d'une étude mais seulement d'un avis personnel sur le sujet.

Objectif
Chaussures de repos à porter en dehors de la marche sur les Caminos mais devant permettre de petits parcours (visites, courses etc.)

Cahier des charges
- Légèreté (poids si possible inférieur à 300 g)
- Confort
- Ne pas "pomper" l'eau
- Assurer une bonne protection du pied
- Pouvoir se porter avec des chaussettes (protection soleil, froid...)
- Solidaires du pied
- Semelle non glissante
- Silencieuses

SANDALES "CLASSIQUES"

Expérience = utilisation sur 6 chemins = 12 mois
Modèle de type conforme à la photo ci-dessous
Poids réel (taille 43) la paire : 260 g
Marques : Tribord ; Tecnica...
Avantages :
Répondent globalement au cahier des charges
Prix modique : 7 à 8 €
Tiennent dans une poche filet latérale d'un petit sac à dos (Salomon)
Ajustables (2 réglages)

Inconvénients :
Ne figurent pas dans les rayons toute l'année (acheter en saison d'été pour un départ en avril ou mai ou mieux en soldes 3 €)
La protection du pied laisse à désirer
Semelle tendre (type Eva)
- usure rapide ==> deviennent glissantes (trottoirs carrelés espagnols mouillés). Les versions avec semelles caoutchouc sont plus lourdes...
- recueillent les gravillons et autres objets durs
Velcro = bruit (nuit)

LES CROCS
Très portées sur les chemins en 2008 par des pèlerins qui en disent le plus grand bien (poids 150 g etc...). Très tendance mais elles rappelleront à certains les sabots caoutchouc des refuges de montagne.
Marque : CROCS
Modèle testé : Cayman
Poids réel (taille 43) la paire : 346 g

Avantages :
Bonne protection du pied
Lavables avec solution chlorée (traitement anti bactérien)
Confortables (première ergonomiques avec picots sous le pied ; thermo-formables)
Position mule (la bride peut se rabattre sur le coup de pied ou sur le talon) elle peut être supprimée et pèse 9 grammes par chaussure (total 18 g)
Acceptent un "bande" fluo pour localisation de nuit

Inconvénients :
Le prix élevé est voisin de 45 à 50 € soit 7 fois plus que les précédentes
Encombrement relativement important : il faut avoir de la place dans le sac !
Seuls quelques modèles ont une bride ajustable par velcro
Le poids est loin des 150 g comme les pèlerins le vantent. Le poids de 124 g indiqué par la fiche technique du produit est celui d'une chaussure (gauche ou droite) de taille 39...


Il existe aussi un modèle femme Mary Jane 280 g en 43
Testées sur les étapes du chemin de Levante elles donnent une entière satisfaction.
Après avoir supprimé la bride arrière (qui m'encombrait) le poids en 43 est descendu à 270 g.
Elles tiennent facilement dans une poche filet extérieure car elles sont beaucoup moins encombrantes que les sabots.


AIGLE : LAST MINUT
Chaussures non testées par l'auteur du post mais indiquées à titre d'information pour leur look et pour les exigeants aisés.
Marque : Aigle
Modèle : Last Minut
Poids : 360 g la paire en 42
Prix : 70 €

Ce modèle est abandonné par le fabricant. Dommage !






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lundi 12 mai 2008

Via de la Plata : des nouvelles de José et Bernard

José et Bernard viennent de donner de leur nouvelles par SMS. Ils sont à Zafra à environ 155 km de Séville et tout va bien ! Ils sont sortis de l'Andalousie et marchent en Estramadure.
Depuis leur départ (8 mai) ils ont rencontré 17 ou 18 marcheurs et ne disent rien de la météo. Les prévisions ne sont pas très bonnes...



Zafra

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vendredi 9 mai 2008

Chemin du Nord : des nouvelles de Christian (2)

Christian est parti d'Irun le 19 avril dernier pour suivre intégralement le Camino del Norte. Je viens de recevoir de ses nouvelles par l'intermédiaire d'une carte postale postée de Comillas (Cantabria) le 3 mai.
"Tout est bon ! 365 km, encore 2 fois la même chose"
Il a du dormir dans l'ancienne prison de Comillas reconvertie en un agréable refuge dit de la Pena. Puis le lendemain matin, à l'heure du desayuno, traverser le beau pont qui permet d'entrer à San Vicente de la Barquera. C'est le chemin...

Ultreïa Christian !


Lors de mon passage en juin 2007

Comillas

San Vicente de la Barquera
Pont de la Maza, 28 arches, construit au XVIe siècle


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vendredi 2 mai 2008

Via de la Plata : départs prochains de José et Bernard ainsi que de Claude

Sevilla

La Via ou Ruta de la Plata (plata = argent) relie Séville à Saint Jacques de Compostelle. Ce chemin, long d'un millier de km, traverse en gros l'espagne du sud au nord. Deux cheminements sont possibles :
- passer par Puebla de Sanabria et Orense jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle.
- aller jusqu’à Astorga, où on rejoint le Chemin français.
Ce chemin fut la colonne vertébrale de la Péninsule Ibérique, l’axe qui permit et facilita la circulation des divisions romaines et plus tard, l’invasion arabe.
Les paysages sont variés et dépaysent (fleurs, vestiges romains, vie animale etc.).
José et Bernard rencontrés à Vilalba en juin 2007 partiront de Séville le 8 mai. Claude les suivra dès le lendemain (ils ne se connaissent pas encore).
Nous leur souhaitons un chemin fleuri, embaumé par les fleurs d'oranger et égayé par les lapins du matin qui réjouissent le pèlerin.
Bon courage pour les portillons ...

Salamanca

Quand au mois de mai joli
Les pèlerins partent sur la Plata
Et les cigognes nichent à Merida
Avril n'est pas loin d'être fini !



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